Musique de l'air

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Direction : 

Colonel Claude Kesmaecker

La Musique de l'air est une unité de prestige implantée sur la base aérienne 107 de Villacoublay.

C'est en 1936 que le général Denain, alors ministre de l'air, entérine sa création. Rattachée à la direction des ressources humaines de l’armée de l’air, elle participe à toutes les cérémonies militaires officielles, qui jalonnent la vie de l'armée de l'air et de ses unités. Ainsi, elle est présente lors de l'accueil de hautes autorités étrangères, chefs d'états ou chefs d'état-major en visite officielle en France.

Son haut niveau de technicité, la polyvalence de ses musiciens et sa disponibilité lui permettent, outre les représentations officielles, d'assurer son rôle d'ambassadrice en France et dans le monde. Elle contribue au prestige de l'armée de l'air lors de prestations extérieures à caractère purement civil, telles que les concerts de gala, tant en France qu'à l'étranger. La musique de l’air reste pourtant toujours au service des associations et tout particulièrement des associations caritatives.

Placée sous la direction du lieutenant-colonel Claude Kesmaecker depuis 2005, elle continue à donner à l'armée de l'air une image de marque et de qualité qui dépasse, au fil des ans, le cadre de nos frontières.

Dans le cadre du plan égalité des chances du ministère de la Défense, elle est impliquée dans le programme « Orchestres à l’école » en offrant ses instruments de musique réformés à des associations. Elle entretient également un partenariat régulier avec le Conservatoire National Supérieur de Musique de Paris en proposant aux élèves des classes de saxophones et saxhorns d’intégrer l’orchestre d’harmonie et l’orchestre de cuivres lors de plusieurs concerts.

Fréquemment invitée dans des salles de concert et des festivals de renom, la Musique de l’air collabore également à des émissions télévisées s’affirmant ainsi comme authentique lien entre l’Armée de l’air et la Nation.

Le grand orchestre d'harmonie : regroupant toutes les familles d'instruments à vent, son répertoire comprend de la musique classique, de la musique légère et du jazz symphonique. Son niveau, sa fonction et sa position géographique confèrent à l'orchestre d'harmonie de la Musique de l'air une force persuasive qui contribue à l'évolution et à l'essor des orchestres à vent français.

L’orchestre de cuivres (« brass band ») : fort d'une trentaine de musiciens professionnels, il fut créé en 2002. La brillance des cornets, bugles et cors, ainsi que le timbre chaleureux des saxhorns, trombones et tubas, lui procurent une palette sonore riche et étendue. Le haut niveau de ses exécutants permet d'aborder tous les répertoires et styles de musiques (œuvres classiques, musiques légères, compositions originales, etc.).

L’orchestre de jazz (« big band ») : créé en 2005, le grand orchestre de jazz de l'armée de l'air vient s'ajouter aux deux formations que sont l'harmonie, et le brass band. Grâce à un répertoire entièrement original et très éclectique, les musiciens s’adressent à tous les publics, des néophytes aux plus avisés. En quelques années, le big band est devenu un orchestre de référence dans le monde du jazz, en France comme à l’étranger.

Trois autres formations se produisent de manière ponctuelle pour des prestations essentiellement militaires : le quintette à vent, le quintette de cuivres et le quatuor de saxophones.

Claude Kesmaecker

Au départ, le hasard. Tout nouveau à l’école de musique de Rosendaël, le jeune Claude Kesmaecker se tourne vers le trombone à coulisse « parce que je correspondais aux critères de tromboniste et que ça a marché tout de suite. J’ai eu de la chance », réalise-t-il aujourd’hui. Aiguillé par André Flahou, lui-même tromboniste et professeur, le jeune pupitre progresse vite. Il intègre avec son maître le théâtre de Dunkerque. « La saison a commencé en octobre, je n’avais même pas 16 ans », s’étonne encore le désormais chef d’orchestre. Ensemble, ils y jouent sept ou huit opérettes par saison pendant près de six ans. « Tous les mois, il y avait quelque chose, ça donnait vraiment envie. »

Après des études à Dunkerque et Lille, son itinéraire de musicien se poursuit au conservatoire de Lille puis à celui de Paris. Le musicien, qui bifurque un temps vers une carrière militaire, est à l’occasion invité à diriger des orchestres. Puis en 1985, il remporte un concours de chef d’orchestre à Kerkrade, aux Pays-Bas. «Je me suis donc redirigé dans cette voie en persévérant. Aujourd’hui, je dirige l’orchestre d’harmonie de la Musique de l’air de Paris. » Juste après avoir été le chef de la Musique des équipages de la flotte de Brest.

©La Voix Du Nord