Musique des Gardiens de la Paix 

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Contacts

musique-gpx@interieur.gouv.fr

01 53 71 61 97

Chef de la Musique : 

Gildas Harnois

Chef de musique en second : 

Jean-Jacques Charles

La Musique des gardiens de la paix : une origine bicentenaire

L'origine de la Musique des gardiens de la paix remonte à la constitution des formations de plein air, issues de la révolution française, puis utilisées dans le cadre des fêtes civiques de la capitale par les gardes françaises. A ce titre, les compositeurs Charles-Simon Catel (1773-1830) et François-Joseph Gossec (1734-1829) sont considérés comme les plus anciens promoteurs de notre formation.

Cependant, la naissance véritable de la Musique des gardiens de la paix remonte à la création de la préfecture de police. Le code pénal Napoléon prévoyait, lors des manifestations où l'emploi des armes s'avérait nécessaire, qu'un tambour interprète une batterie d'ordonnance, avant que le commissaire de police, ceint de son écharpe tricolore, ne fasse les sommations réglementaires.

De l'Union musicale du 7e district à la Musique des gardiens de la paix

C'est en 1919 que le brigadier Martin crée l'«Union musicale du 7e district», une association regroupant les musiciens des 18e et 19e arrondissements.

Le 31 mars 1929, à l'occasion du centenaire du corps des gardiens de la paix, le préfet Jean Chiappe officialise l'Union musicale sous l'appellation de Musique des gardiens de la paix, dirigée par Jules Bleu puis Denis Roussel.

La guerre dissout l'orchestre qui se reforme en 1942. A cette date, la Musique des gardiens de la paix est la seule formation musicale officielle à Paris. Elle crée son propre réseau de résistance, sous la responsabilité d'André Houillier (clarinette basse), et paie un lourd tribut : trois musiciens, Georges Prévôt (tuba), Philippe Chevrier (tuba) et Philippe Sitterlin (clairon) sont fusillés ou morts en déportation.

Le 24 août 1944, la Musique des gardiens de la paix a le privilège de faire renaître, dans la cour d'honneur de la préfecture de police, la Marseillaise, interdite pendant quatre longues années, hommage rendu par le général De Gaulle aux héroïques combattants de la préfecture de police.

Une réputation d'excellence

A l'issue de la guerre, la Musique des gardiens de la paix reprend ses activités sous la direction de Félix Coulibeuf, jusqu'en 1954. De 1954 à 1999 se succéderont les chefs de musique : Désiré Dondeyne, Claude Pichaureau, François Boulanger et Louis Tillet.
En 2000, François Carry est chargé de la direction de la formation par intérim, assisté de Jean-Jacques Charles, tambour-major. La Musique des gardiens de la paix a été placée sous la direction de Philippe Ferro de décembre 2000 à mars 2008, puis de 2008 à 2011 sous la direction de Pierre Walter, assisté de Pascale Jeandroz.

Jean-Jacques Charles assure la direction par intérim à partir de 2012 jusqu'à la nomination de Gildas Harnois en juillet 2014.

 

 

En dehors des cérémonies officielles et protocolaires, la Musique des gardiens de la paix prête son concours lors des grandes manifestations musicales dans différents lieux de la capitale (Salle Pleyel, cathédrale Notre-Dame, l'UNESCO, le Palais des Congrès, le Cirque d'Hiver, les églises Saint-Roch, Saint-Médard, Saint-Marcel, La Madeleine, Saint-Germain des Prés, Saint-Louis des Invalides, etc.), anime les parcs et jardins de la Ville de Paris (Bagatelle, Montsouris, etc.) ainsi que le jardin du Luxembourg, donne des concerts prestigieux tant en France (Festival Berlioz à la Côte Saint André; Festival du Havre) qu'à l'étranger (Ludwigshafen, Vienne, Luxembourg, Italie, Japon, etc.), participe également à des animations musicales en milieu scolaire.

Son vaste répertoire, riche de plusieurs siècles de musique, s'ouvre également à la création d'œuvres contemporaines.
La Musique des gardiens de la paix peut s'enorgueillir de compter de nombreuses prestations enregistrées au disque, à la radio et à la télévision. Elle a reçu de multiples prix dont ceux de l'Académie Charles Cros et de l'Académie du disque français. 

Gildas Harnois

Originaire d’Orléans, Gildas Harnois reçoit une formation de flûtiste et organiste dans les conservatoires d’Orléans et Boulogne-Billancourt. Il est récompensé au CNSMD de Paris dans les classes d'analyse et direction d’orchestre. Dans le cadre du programme Erasmus proposé par la Communauté Européenne, il est étudiant à la Hochschule de Vienne de mars à juin 2003 et remporte cette même année le concours de Jeune chef d’orchestre organisé par l’Orchestre de Chambre de Zurich. Nommé chef assistant de Jesùs Lòpez-Cobos puis de Jean-Claude Casadesus à l’Orchestre Français des Jeunes (2004 et 2005), il travaille également aux côtés d’Alain Altinoglu, Lawrence Foster et Ton Koopman. Il a dirigé l’Orchestre symphonique de Lituanie, l’Orchestre de Chambre d’Auvergne, l’Orchestre de Chambre de Zurich, l’Orchestre du Festival d’automne de Düsseldorf, un ensemble de l’Orchestre National de Lyon, l’Orchestre d’Harmonie de la Région Centre, l’Orchestre des Lauréats des CNSM, l'Orchestre Symphonique d'Orléans…

 

Il créé en 1998 l'Orchestre du Chapitre, orchestre de chambre orléanais aux programmes éclectiques, régulièrement soutenu par les institutions régionales et nationales. Il s’investit également auprès d’ensembles aux répertoires variés tel qu’ExoBrass, brass band tourangeau avec lequel il a enregistré deux albums ExoBrass et Libretto.

 

Lauréat du Concours National des Jeunes Organistes à Saint Germain des fossés en 2000, il est organiste titulaire de la cathédrale Sainte-Croix d'Orléans depuis 1997 et se produit comme concertiste dans diverses formations (Festivals de Roquevaire, Agde, Orléans, Tours, Blois…).

 

Titulaire du Certificat d'Aptitude, il est responsable des classes d’orchestres, professeur de musique de chambre et de direction d'orchestre au Conservatoire de Tours de 2005 à 2014.

 

Il est nommé chef de la Musique des gardiens de la paix en juillet 2014, enregistre un nouveau disque en octobre 2015 Horizons concertants et dirige cette formation dans les grandes salles parisiennes et à l'étranger.

Jean-Jacques Charles

Né à Paris, Jean-Jacques Charles est originaire de la région Nord-Pasde-Calais, berceau de la musique d’harmonie et de fanfare. C’est à l’époque son arrière grand-père, ouvrier mineur, qui le premier étudie la musique. La tradition familiale se perpétue mais c’est son père clarinettiste qui le premier entame une carrière professionnelle.

 

Jean-Jacques Charles transmet à son tour cette passion à ses enfants. Bien entouré, c’est à l’école nationale de musique de Créteil que Jean-Jacques Charles entreprend ses études musicales. Il obtient des premiers prix en trombone, musique de chambre, jazz (composition, arrangement et orchestration), écriture classique (harmonie, fugue, contrepoint). Il y étudie également le violon alto.

 

Il est ensuite reçu au conservatoire national supérieur de musique de Paris où il obtient un premier prix à l’unanimité en musique de chambre.


Dès lors, il entreprend une carrière tournée essentiellement vers l’enseignement et la direction musicale tout en se produisant dans diverses formations allant du classique au jazz, en passant par la musique contemporaine. Petit à petit, il restreint ses activités d’enseignement au bénéfice de la direction, de la composition et de l’orchestration dans des domaines très divers, de la scène à l’écran. Son talent a été notamment remarqué par la critique à la parution des albums de Mylène Farmer « Les mots » et « Avant que l’ombre », ainsi que l’album d’Alizée « Mes courants électriques». Il est également titulaire du certificat d’aptitude aux fonctions de professeur chargé de direction. Occupant depuis 1993 les fonctions de tambour-major de la Musique des gardiens de la paix de la préfecture de Police, il y a développé un répertoire propre à la batterie-fanfare. Ses qualités d’arrangeur font que les travaux d’orchestration et d’adaptation, que ce soit pour l’Orchestre d’harmonie ou la batterie-fanfare, lui sont confiés.

Pachamama Symphonie au CRR de Paris

2016

Enregistrement du disque Horizons concertants

2016

Avec Michel Supéra, saxophone.

Parade sur Ginza à Tokyo

2016

Place de la République, Paris.

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